Retour sur un chantier de nettoyage de gouttières à Rhode-Saint-Genèse
Octobre, à Rhode-Saint-Genèse, une villa bordée de chênes. Les gouttières n’avaient pas été entretenues depuis plusieurs saisons.
À notre arrivée, le constat était sans appel : le fond de la gouttière avait entièrement disparu sous une couche de feuilles mortes gorgées d’eau. L’eau ne s’écoulait plus, elle stagnait. À certains endroits, elle affleurait déjà le bord et commençait à déborder par-dessus la rive.
C’est la situation typique que nous rencontrons chaque automne dans le Brabant wallon, surtout sur les maisons entourées de chênes, de hêtres ou de platanes. La chute des feuilles s’étale sur six à huit semaines, et une gouttière se remplit beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine.
L'avant / après

Pourquoi une gouttière bouchée finit par coûter cher
Une gouttière n’est pas un simple élément décoratif de la toiture : c’est le système qui éloigne l’eau de vos murs et de vos fondations. Quand elle ne remplit plus ce rôle, les dégâts ne se voient pas tout de suite, mais ils s’installent.
- Le débordement le long de la façade. L’eau qui ne trouve plus la descente passe par-dessus le bord et ruisselle sur le mur. À la longue, l’enduit se gorge d’humidité, les briques se salissent, et des traces vertes apparaissent.
- Les infiltrations. C’est le vrai danger. L’eau stagnante remonte sous la sous-toiture et derrière la rive. Elle finit par atteindre la charpente, l’isolant ou le plafond de l’étage. Quand la tache apparaît au plafond, le problème dure souvent depuis des mois.
- L’humidité dans les fondations et la cave. L’eau qui tombe au pied du mur au lieu de partir dans la descente sature le sol contre les fondations.
- Le gel en hiver. Une gouttière pleine d’eau qui gèle se dilate. Elle se déforme, les joints lâchent, les crochets se descellent. C’est là qu’on passe d’un entretien à un remplacement.
- La corrosion. Les feuilles qui pourrissent forment une boue acide qui attaque le zinc de l’intérieur. C’est le fond de la gouttière qui s’use en premier, là où personne ne regarde.
Le lien que presque personne ne fait : vos gouttières et votre citerne
C’est le point que nos clients découvrent presque toujours au moment où on leur explique — et c’est souvent celui qui les décide.
En Belgique, l’immense majorité des maisons récentes possède une citerne d’eau de pluie. Or tout ce qui passe dans vos gouttières finit dans cette citerne. Les feuilles se décomposent, les sédiments descendent par la chute d’eau, et une boue s’accumule lentement au fond de la cuve.
Les conséquences s’enchaînent :
- La citerne s’encrasse beaucoup plus vite. Une citerne alimentée par des gouttières entretenues se vidange tous les cinq à dix ans. Mal alimentée, elle peut nécessiter une intervention en deux ou trois ans.
- La crépine de la pompe se colmate. C’est le scénario le plus fréquent. Le filtre d’aspiration finit par se boucher, la pompe n’aspire plus correctement, elle se désamorce ou tourne à vide.
- Les filtres de la pompe s’encrassent bien plus vite. C’est le coût récurrent que personne n’anticipe. Sur une installation correctement alimentée, on remplace les filtres une à deux fois par an. Avec des gouttières encombrées, il faut parfois les changer tous les deux à trois mois. Sur quelques années, l’addition dépasse largement le prix d’un entretien annuel.
- La pompe s’abîme. Une pompe qui aspire des particules s’use prématurément. Le remplacement coûte plusieurs centaines d’euros — bien plus qu’un entretien de gouttières.
- L’eau devient inutilisable. Chasses d’eau qui se salissent, machine à laver qui marque le linge, odeurs au robinet extérieur.
Autrement dit : entretenir ses gouttières, ce n’est pas seulement protéger sa toiture. C’est protéger toute son installation d’eau de pluie, de la rive du toit jusqu’à la pompe.
Comment nous intervenons
Notre intervention ne se limite pas à retirer les feuilles :
- Retrait manuel des feuilles, mousses et sédiments sur toute la longueur
- Rinçage complet du chéneau jusqu’à retrouver le fond
- Contrôle de l’écoulement dans chaque descente — c’est l’étape que l’on saute trop souvent, alors que le bouchon se forme presque toujours à l’entrée de la descente
- Vérification de l’état des crochets, des joints et des soudures, et signalement de ce qui mérite votre attention
- Nettoyage des abords : nous repartons avec les déchets, votre terrasse reste propre
Sur ce chantier, l’écoulement était totalement obstrué à l’entrée de la descente. Une fois le bouchon dégagé, l’eau est repartie normalement — et c’est exactement ce qui empêchera le débordement lors des prochaines pluies d’automne.
À quelle fréquence faire nettoyer ses gouttières ?
Une fois par an suffit dans la plupart des cas, idéalement d’octobre à décembre, avant les premières gelées. C’est la fenêtre à ne pas manquer : une gouttière pleine d’eau qui gèle se dilate, se déforme et desselle ses crochets. On passe alors d’un simple entretien à une réparation. Mieux vaut intervenir en décembre avec quelques feuilles tardives que d’attendre le printemps avec une gouttière abîmée par le gel.
Deux passages par an se justifient si votre toiture est directement bordée d’arbres, comme sur ce chantier : un après la chute des feuilles, un au printemps après la chute des bourgeons, des samares et du pollen.
Quelques signes qui ne trompent pas :
- De l’eau qui déborde par-dessus le bord pendant une averse
- Des traces de ruissellement ou des coulures vertes sur la façade
- De la végétation qui pousse dans la gouttière
- Une descente qui fait un bruit anormal, ou plus de bruit du tout
- Une pompe de citerne qui se désamorce ou qui démarre par à-coups
Un doute sur l’état de vos gouttières ? Appelez-nous au +32 (0) 470 10 28 14 ou demandez un devis gratuit. Découvrez aussi notre service de nettoyage de gouttières et notre service de nettoyage de citerne d’eau de pluie, souvent réalisés lors du même passage.

